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Fondation iFRAP
Lettre du mardi 31 mai 2011      
 
 
Reconnue d'utilité publique, la Fondation iFRAP analyse l'efficacité des politiques publiques et des administrations afin de proposer des réformes concrètes


Une fiscalité française très progressive


Aujourd’hui, Bernard Zimmern, président de la Fondation iFRAP, cosigne avec François Saint-Cast, docteur en économie, une tribune dans Les Échos.


Les Echos
Fiscalité : les erreurs de M. Piketty.


« L’idée circule actuellement que les pauvres paieraient sur leurs revenus plus d’impôts que les riches. Cette idée ne serait-elle pas une contrevérité ? C’est pourtant ce que démontrent les chiffres de Thomas Piketty, le chercheur qui fait circuler cette rumeur et qui, dans un essai « Pour une révolution fiscale » et sur son site Revolutionfiscale.fr, tente de faire croire que les prélèvements fiscaux français sont régressifs et qu’il faut accroître les impositions sur les riches.

Ces inégalités se concrétiseraient sous forme de courbes où sont rangés, en abscisse, tous les Français dans l’ordre de leurs revenus, du plus bas à gauche au plus haut à droite, et, en ordonnée, le pourcentage de prélèvements payés par chaque fraction de la population.

C’est ainsi qu’au centre de l’essai de Thomas Piketty, page 50, figure la courbe 1 où le dernier point à droite regroupe 5.000 personnes, dont, entre autres, Madame Bettencourt ; elles ne contribuent qu’à 33 % aux prélèvements collectifs alors que les plus pauvres contribuent à 40 %.

D’où l’indignation de l’auteur qui s’exclame, page 70, que «les chômeurs sont plus imposés que les actionnaires».

Sauf que, dans cette courbe, il n’y a ni Mme Bettencourt ni les chômeurs. En effet, subrepticement, ont été exclus les chômeurs et les retraités
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Des études économiques essaient de démontrer la non-progressivité des prélèvements obligatoires et proposent de renforcer la fiscalité sur les hauts revenus.

Les résultats de l’étude de la Fondation iFRAP publiés dans Les Échos du 31 mai montrent que pour le prouver, il faut un microscope dirigé vers le 1% des plus hauts revenus, pour faire apparaître un manque à prélever de moins du milliard d’euros, alors que « l’impôt-risque » qui finance nos entreprises coûte plus de 40 milliards.
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